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La version que Maria Callas chanta en 1954 – entre autres interprétations – permit au public de retrouver cet opéra de Verdi, délaissé pendant quasiment un siècle. Le gigantisme, le nombre d’exécutants et la complexité de Don Carlos ne rendaient pas l’interprétation facile, d’autant que les cinq rôles de cet opéra réclamaient cinq personnalités d’exception – essentiellement pour le rôle de Philippe II. L’interprétation est encore « traditionnelle » de nos jours : Don Carlos est encore souvent interprété en italien, rarement dans sa version intégrale, et ce dès l’époque de Verdi, l’année suivant sa création. Don Carlos n’est pas encore aussi populaire que La Traviata, Rigoletto ou Aïda qui contiennent des airs mondialement connus (de « tubes ») et qui, par conséquent, aident à leur diffusion. Don Carlos, au milieu, fait pâle figure. Sortie du monde des « connaisseurs » de l’opéra (ou de ceux qui s’y intéressent un peu), cette œuvre est inconnue. Néanmoins, elle est à présent considérée comme l’une des plus abouties de Verdi, au point qu’on lui accorde une place particulière dans son œuvre entier, comme nous l’avons expliqué. On découpe généralement l’ensemble des créations de Verdi en trois périodes : une période qui va d’Oberto (1839) à Stiffelio (1850), une deuxième qui va de Rigoletto (1851) à La Forza del Destino (1862), et enfin une troisième qui va de Don Carlos (1867) aux Quattro pezzi sacri (1898). L’œuvre qui nous occupe ouvre donc la troisième et dernière période de création de Verdi, celle de la maturité.
Sources : fr.wikipedia.org
Les avis des admirateurs de Verdi furent longtemps partagés entre deux partis extrêmes, qui ne sont plus d'actualité. Un parti consistait à penser que tout ce que Verdi avait écrit avant Don Carlos était un ensemble de frivolités sans intérêt ; l'autre, au contraire, pensait que tout ce qui l'avait suivi n'était qu’un endiguement dans une musique brumeuse, loin des charmes, de la fraîcheur et de la simplicité de ses œuvres antérieures (à l’image des pérégrinations harmoniques du début d’Otello). On voit donc bien en quoi Don Carlos est considéré comme une œuvre charnière dans sa carrière.
Sources : fr.wikipedia.org
=== Distribution de la version de Milan === Livret : Charles Nuitter, d'après le livret original de Méry et du Locle, traduction italienne : Angelo Zanardini, d'après la traduction originale d'Achille de Lauzières Filippo II, re di Spagna (basso) : Alessandro Silvestri Don Carlo, infante di Spagna (tenore) : Francesco Tamagno Rodrigo, marchese di Posa, (baritono) : Paul Lhérie Il grande inquisitore, cieco nonagenario(Aveugle nonagénaire) (basso) : Francesco Navarrini Un frate (basso) : Leopoldo Cromberg Elisabetta di Valois (soprano) : Abigaille Bruschi-Chiatti La principessa Eboli (mezzo-soprano) : Giuseppina Pasqua Tebaldo, paggio di Elisabetta (soprano) : Amelia Garten La contessa d’Aremberg (mimo) : Angelina Pirola Il conte di Lerma (tenore) : Angelo Fiorentini Un araldo reale (tenore) : Angelo Fiorentini Orchestre symphonique et chœur du Teatro alla Scala Chef d'orchestre : Franco Faccio Chef de chœur : Giuseppe Cairati Metteur en scène : Gaetano Archinti Scénographe : Giovanni Zuccarelli Costumes : Alfredo Edel Source : Istituto nazionale di studi verdiani
Sources : fr.wikipedia.org
=== Discographie et vidéographie sélectives === Chœurs et Orchestre du théâtre de la Scala de Milan, Claudio ABBADO (direction), avec : Katia RICCIARELLI (Elisabeth), Placido DOMINGO (Don Carlos), Lucia VALENTINI-TERRANI (Eboli), Leo NUCCI (Rodrigue), Ruggero RAIMONDI (Philippe), Nicolai GHIAUROV Basse (l'Inquisiteur), DGG, 1983 Orchestre de Paris, Chœurs du théâtre du Châtelet, Antonio PAPPANO (direction), avec : Karita MATTILA (Elisabeth), Roberto ALAGNA (Don Carlos), Waltraud MEIER (Eboli), Thomas HAMPSON (Rodrigue), José VAN DAM Baryton (Philippe), Eric HALVARSON (l'Inquisiteur), EMI, 1996 Version chantée en français, existe en disque et en DVD.
Sources : fr.wikipedia.org
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